MAÎTRISE - Maîtriser mon alimentation
Les clés de l'étiquetage alimentaire
Page mise à jour le 3 Juillet 2011
Modifier son mode de vie, et en premier lieu son alimentation et son
activité physique, est un préalable incontournable pour traiter
efficacement une hypertension artérielle. Changer de comportement
alimentaire est difficile et demande des efforts au quotidien.
Ce chapitre aborde le volet nutrition en s'intéressant plus
particulièrement au décryptage de l'étiquetage nutritionnel,
pour vous donner des repères simples de consommation avec les produits
classiques du supermarché.
Comment acheter équilibré au supermarché ?
Parcourons les rayons d'un supermarché avec le Dr. Boris HANSEL,
endocrinologue à la Pitié Salpetrière (Paris), qui anime
au quotidien des ateliers pédagogiques de nutrition dans le cadre de
pathologies comme l'hypertension, le diabète ou encore la
dyslipidémie. (1)
Lorsqu’on est hypertendu, plusieurs grandes règles de
nutrition sont à appliquer dans le cadre de son traitement :
-
Lutter contre la surcharge pondérale en limitant
l'apport calorique.
-
Limiter sa consommation en sel à moins de 6 g/jour.
-
Contrôler sa consommation d'alcool avec moins de 3
verres de vin, ou équivalent, par jour chez l'homme et moins de 2
verres, ou équivalent, par jour chez la femme.
-
Réduire son apport en graisses et en particulier en
graisses saturées (graisses d'origine animale
essentiellement, mais aussi certaines graisses végétales).
-
Consommer régulièrement du poisson, au moins
deux fois par semaine.
-
Assurer une alimentation riche en fruits et légumes,
sources de fibres, de vitamines et de minéraux.
-
Assurer un apport suffisant en calcium.
-
Favoriser la consommation de sucres lents
(céréales en particulier complètes) tout en
limitant celle en sucres rapides (confiseries, sodas, sucre
ajouté). En pratique, pour manger “moins gras”,
“moins sucré” et “moins salé”, il faudra
rester vigilant sur la composition en LIPIDES (dont saturés), en
GLUCIDES (dont sucres) et en SODIUM des aliments.
La valeur énergétique, exprimée en kilocalorie (kcal)
ou kilojoules (kJ) pour 100 g est également importante à
connaître. En faisant ses courses, il ne faut pas hésiter
à prendre quelques instants pour comparer la composition et la valeur
énergétique des produits d'un même rayon, avant de
faire son choix, et se baser avant tout sur l'étiquetage nutritionnel et
non sur les allégations santé qui peuvent prêter à
confusion si l'on n'en connaît pas parfaitement la règlementation.
Pour contrôler la prise alimentaire, il peut être
intéressant de choisir des conditionnements individuels ou de faire
l'expérience de peser ne serait-ce qu'une fois la quantité
recommandée afin de "visualiser" la proportion juste
nécessaire (par exemple 40 g de céréales ou encore
10g d'huile).
(1) DYSLIPIDÉMIE n.f. : “Modification du taux des lipides sanguins totaux.”
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