Comprendre mon hypertension artérielle | Le mécanisme et les causes de hypertension artérielle | Les incidences de l'hypertension artérielle
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APPRENTISSAGE - Comprendre mon hypertension artérielle (HTA)
Mécanisme et les causes de l’HTA

Page mise à jour le 3 Juillet 2011

Je fais de l’hypertension…Qu’est-ce que ça veut dire ?

À chaque contraction, le coeur pousse le sang pour alimenter tous les organes en oxygène et nutriments, via les artères. On appelle “pression artérielle”, la force exercée par le sang contre les parois des artères (1).
Pour un même individu, il est normal que la pression artérielle varie d’un jour à l’autre et même à certains moments de la journée. Ainsi, les valeurs baissent généralement dans la nuit et ont tendance à remonter le matin. De même, la pression artérielle peut augmenter sous l’effet de certaines émotions (colère, peur, douleur, excitation) (1).
Néanmoins, les valeurs normales de la pression artérielle, mesurées dans des conditions identiques, doivent rester dans des limites assez étroites. Si les chiffres restent trop élevés au repos et de façon permanente, on parle alors d’ "hypertension artérielle".



À partir de quelles valeurs de pression artérielle est-on hypertendu ?

La pression la plus élevée est atteinte lorsque le coeur se contracte, tandis qu’elle est basse lorsque le coeur est au repos entre deux contractions.
Un patient est hypertendu lorsque sa tension au repos est régulièrement supérieure à 14/9 (2).
Une tension de 14/9 signifie que la pression maximale atteint 14 cm de mercure (c’est la pression systolique, le chiffre le plus élevé de votre tension), et que la pression minimale atteint 9 cm de mercure (c’est la pression diastolique, le chiffre le plus bas de votre tension).
En pratique, la pression artérielle doit être exprimée en millimètre de mercure (mmHg), c’est-à-dire dans cet exemple 140/90 mmHg.



Je suis hypertendu : suis-je malade?

L’hypertension artérielle est une maladie qui touche l’ensemble de vos artères, et qui se développe insidieusement, au fil des années, sans forcément qu’on s’en aperçoive.
Les complications de l’hypertension sont rarement immédiates. Le terme de "maladie" est donc parfois délicat à employer. En revanche, vous pouvez être malade si vous ne la corrigez pas.
Ainsi la plupart du temps l’hypertension artérielle est une maladie sans symptôme. Certaines personnes peuvent se plaindre de maux de tête, de bourdonnements d’oreille, ou de saignements de nez (3).
Mais la majorité se sent en parfaite forme jusqu’à la survenue d’une complication.
Le seul moyen de savoir si l’on est hypertendu est de faire contrôler une fois par an sa pression artérielle.



Pourquoi suis-je hypertendu  ?

Dans la majorité des cas, l’hypertension est dite "essentielle", c’est-à-dire sans cause connue. Elle résulte de l'interaction de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux (4) :

  • L’hérédité : lorsque l’on a des parents hypertendus (le père, la mère ou les deux), le risque de développer soi-même une hypertension est alors augmenté.
  • L’âge : le risque de développer une hypertension augmente avec l’âge.
  • Le sexe : avant 50 ans, les hypertendus sont principalement des hommes. Les femmes sont plus concernées à partir de la ménopause.
  • Le mode de vie : le surpoids ou l’obésité, une alimentation trop salée, l’abus d’alcool, de réglisse, la sédentarité, le manque d’entraînement physique sont des facteurs qui facilitent le développement d’une hypertension.
  • Le stress entretient des poussées de tension plus qu’il n’en est la cause.


Recommandations du Comité Français de Lutte contre l'HyperTension Artérielle

(1) Nutter DO. La mesure de la pression artérielle. In: Hurst JW. Le coeur. 5ème édition. Paris : Masson ; 1985 : 175-80.
(2) Prise en charge des patients adultes atteints d’hypertension artérielle essentielle. Recommandations cliniques et données économiques ANAES.
Avril 2000 : 1-130.
(3) Williams GH. Hypertension artérielle. In: Harrisson TR. Médecine interne. 13ème édition. Paris : Arnette ; 1995 : 1116-31.
(4) Williams GH. Hypertension artérielle. In: Harrisson TR. Médecine interne. 13ème édition. Paris : Arnette ; 1995 : 1116-31.

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